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Le véritable CV de Dick Annegarn...

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Le véritable CV de Dick Annegarn...

Le 20.11.17

Chaque mois, Sparse repeint le portrait d'un artiste de la programmation. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir, sans avoir osé le demander.

Ce mec est vraiment une légende. Né à La Haye en 1952, Benedictus Albertus Annegarn se trouve vite un pseudo, ce qui est normal quand on s'appelle comme ça. Par contre, il choisit Dick… Et on se dit qu'il ne devait pas être super bilingue en anglais à l'époque. À 6 ans seulement, il a la bonne idée de se tirer des Pays-Bas. Il passe son enfance à Bruxelles, ce qui explique qu'il soit aussi balaise en langue française. Il s'installe à Paris en 72, ne perd pas de temps et sort un disque direct en 74 : Sacré Géranium. Le mec devait se mettre bien en 74… Période LSD et compagnie. Bref, ça marche dès le début, avec des gros tubes comme Bruxelles.
La suite, on la connait. Après un titre de champion du monde de catch (à ce qu'on m'a dit), il décide de rejoindre le club Dorothée (enfin je crois). Non retenu, il décide de reprendre la musique, qu'il n'avait jamais arrêtée.

18 albums au compteur depuis. Pas fainéant ton Dick. Apôtre de "l'oralitude". Il aime bien la sensualité du français. Mais aussi de l'anglais et de l'arabe. Et on le comprend. T'as déjà entendu parlé de la sensualité du Néerlandais toi ? Ben moi non plus. Il se définit lui-même comme ingénieur analphabète. Ce qui doit être pas mal vu que l’Université de Liège lui a offert un titre de docteur honoris causa. Classe.
Bonne gueule et grosse présence sur scène, Dick nous fait rire et chialer pendant des sets d'une émotion palpable. Ma mère kiffe Dick Annegarn, ma fille kiffe Dick Annegarn, ma colloc' kiffe Dick Annegarn, tout le monde aime Dick. Surtout les femmes apparemment… Coquin.

Chablis Winston