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Lofofora : interview touriste

Interviews

Lofofora : interview touriste

Le 08.04.15

On a chopé Reuno, le chanteur de Lofofora, quelques jours avant leur venue à La Vap’. Il nous parle de sa baignoire, de Jean Roucas et de Montreuil, son bled.
Propos recueillis par Sparse.fr

Fais-tu partie de ces individus douteux qui, lorsqu’on évoque notre ville, s’expriment en ces termes « Han ouais Dijon c’est la moutarde » ?

Non parce que je sais qu'on ne fabrique plus de moutarde à Dijon. Je sais aussi que le camembert n'a jamais été président.

Outre la moutarde, le véritable symbole de Dijon, c’est une chouette. C’est quoi l’animal totem de ta ville ?

Vincent (le batteur, ndlr) vit à Dunkerque, lui même se transforme en un animal à la fois à poils et à plumes qui se prénomme Barbara, pendant environ 3 mois par an. Mais l'animal totem doit être le hareng.

Chez nous, la boisson locale a un nom ridicule : le kir. Quelle est ta spécialité pour l’apéro ?

Cette fois ça vient de chez Daniel (le guitariste, ndlr), ça s'appelle le « Pontarlier Anis » et c’est bien meilleur que n'importe quel pastis. Produit de substitution à l'absinthe lorsqu'elle fut interdite au début du siècle dernier, ça rend euphorique et pas trop malade le lendemain.

L'an dernier mon concert préféré c’était avec Salut C'est Cool au Consortium quand ils ont balancé des burritos (ou des crêpes, va savoir) sur le public. Vous prévoyez une mise en scène particulière pendant votre show ?

Bah déjà si tu ne fais pas la différence entre une crêpe et un burrito, on ne va pas gaspiller de la bouffe mais je te réserve quelques chorégraphies dont j'ai le secret.

Ici on n’a pas la mer, du coup l’été le Dijonnais aime beaucoup se pavaner au bord d'un lac, dénommé Kir – comme la boisson si t’as bien suivi. Quel est le coin baignade qui défonce par chez toi ?

Ma baignoire, y'a de la mousse, des canards en plastique et une vue imprenable sur le carrelage.

La communauté prétendument hipster de Dijon s'agrandit toujours plus. Qu'en-est-il de ton patelin ?

Chez moi à Montreuil c'est plus le mouvement « semelle de crêpe (ou de burrito), casquette à carreaux, ambiance Rue Ketanouille et syndrome Amélie Poulain » qui prend de la place, plus que les « pantalons trop courts sans chaussettes ». Mais en vérité je m'en cogne royalement, j'ai autre chose à foutre que des études sur les tendances vestimentaires ridicules.

En Bourgogne, faut reconnaître qu’on produit le meilleur vin au monde. Quelque chose à redire là-dessus ?

Non non tu as raison, la Bourgogne aux escargots !

Patrick Sébastien est prochainement programmé au Zénith et ça rend la rédac’ de Sparse toute chose. Quel artiste serait capable de t’apporter un tel frisson d’excitation ?

Jean Roucas ?

Dijon à l’époque, c'était la capitale d'un royaume qui mettait la dragée haute à la France à l'heure de la guerre de Cent Ans, s'alliant même à l'occasion avec la perfide Albion. Ta région d'origine, elle a eu un climax politique ou c'était plutôt une région de soumis?

Tu fais pas ton âge ! Perso je suis originaire de Picardie qui inspira aux VRP une chanson, que dis-je, un hymne qui nous a rendu notre fierté et notre esprit conquérant. La preuve, depuis le RER vient jusque dans l'Oise. Alors ta guerre de 100 ans à côté...

Mon magazine local préféré, bah c'est Sparse en fait. Et toi, tu lis quoi ?

Ce matin sur mes chiottes, c'était « Nicole », la dernière publication des Requins Marteaux à qui l'ont devait déjà "Ferraille Illustré".